LA DEMOISELLE EN BLANC

DOMINICK PARENTEAU-LEBEUF

DOMINICK PARENTEAU-LEBEUF

MISE EN LECTURE : Markita Boies
CONSEIL DRAMATURGIQUE : Stéphane Lépine
DISTRIBUTION : Markita Boies, Guillaume Champoux et Sophie Desmarais
 

Novembre 2009. Pour l’anniversaire de la chute du mur, Berlin s’apprête à démolir les dernières ruines de son passé. L’une des maisons visées abrite une chambre noire où habite le négatif d’une adolescente, qui rêve d’être développé: la demoiselle en blanc. En mars 1933, son photographe est parti pour des vacances qui s’éternisent, la laissant mystérieusement dans des limbes photographiques. Depuis, elle espère son retour, désespère, cherche un sens à ce mystère, avec toute son imagination et tous ses sens, rencontrant au fil de ces 28 000 nuits d’attente des hommes qui marquent les jalons du siècle.


Extrait :

Coupant court à sa transe, tu as crié : « Fräulein! Fräulein in Weiss ! » Nevi Morrisson s’est retournée, furieuse qu’on ait osé interrompre sa course frénétique et voler son premier moment de liberté érotique. C’était à moi de jouer. Je me suis jetée sur toi et, dans un clic, tu m’as créée, moi, la Demoiselle en blanc…
 

DOMINICK PARENTEAU-LEBEUF
Diplômée d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre, Dominick Parenteau-Lebeuf est l’auteure d’une vingtaine de pièces, certaines traduites en allemand, anglais, bulgare et italien. En 1998, elle a remporté le prix Gratien-Gélinas pour Dévoilement devant notaire; en 2010, le prix Victor‐Martyn‐Lynch‐Staunton du Conseil des arts du Canada pour ses réalisations exceptionnelles.